Qui a écrit « À la recherche du temps perdu » ?

Littérature & Philosophie

À la recherche du temps perdu est de Marcel Proust, écrivain français né en 1871 à Paris et mort en 1922. Rédigée de 1906 à 1922, l’œuvre paraît en sept tomes publiés de 1913 à 1927, les trois derniers volumes sortant après la mort de l’auteur. Le deuxième tome reçoit le prix Goncourt en 1919.

7 tomesComposition de l’œuvre
1919Prix Goncourt obtenu
200+Personnages du roman

Astuce de mémorisation

Associer les trois P : Proust, Paris, pâtisserie. Proust vit et meurt à Paris, et la scène la plus célèbre de son œuvre repose sur une pâtisserie, la madeleine. Visualiser une madeleine ronde posée sur la table d’un appartement parisien suffit à reconstituer l’auteur, le lieu, et l’image emblématique du roman. Trois P pour une Recherche.

Ce fait et des centaines d’autres à retenir durablement sur l’app Kultra.

L’essentiel à savoir

Marcel Proust commence la rédaction de son œuvre en 1906, après la mort de ses parents et l’abandon d’un premier roman inachevé, Jean Santeuil. Asthmatique, reclus dans sa chambre tapissée de liège, il écrit la nuit sur des feuilles qu’il recolle en longues « paperolles » que les imprimeurs redoutent. Le premier tome, Du côté de chez Swann, paraît en 1913 chez Grasset à compte d’auteur.

La suite rassemble six autres volumes : À l’ombre des jeunes filles en fleurs (1919), Le Côté de Guermantes (1920-1921), Sodome et Gomorrhe (1921-1922), La Prisonnière (1923), Albertine disparue (1925) et Le Temps retrouvé (1927). Les trois derniers paraissent après la mort de l’auteur, d’une bronchite mal soignée, le 18 novembre 1922.

Le refus d’André Gide qui fit scandale

En 1913, André Gide refuse de publier Du côté de chez Swann à la NRF, jugeant Proust mondain et son manuscrit sans intérêt. Proust doit payer pour être édité chez Grasset. Gide reconnaît rapidement son erreur, la qualifiant lui-même de « plus grande bévue » de sa carrière, et supplie Proust de rejoindre la NRF en 1916. Gallimard rachète les exemplaires invendus de Grasset en 1917 et publie les tomes suivants. Cet épisode reste l’un des ratages éditoriaux les plus cités de l’histoire littéraire française.

L’œuvre détient le record Guinness du plus long roman jamais écrit : environ 9,6 millions de caractères répartis sur 3 724 pages, plus de 200 personnages, 4 générations. Elle explore la mémoire involontaire à travers l’épisode célèbre de la madeleine trempée dans le thé, où une sensation gustative ressuscite intacte l’enfance du narrateur à Combray.

Fiche synthèse

À la recherche du temps perdu, par Marcel Proust

Le roman le plus long jamais écrit, selon le Guinness.

Auteur

Marcel Proust

10 juillet 1871, 18 novembre 1922

Rédaction

16 ans

De 1906 à 1922

Publication

1913, 1927

Grasset puis Gallimard

Longueur

~3 724 pages

Environ 9,6 millions de caractères

La madeleine, scène matrice

Un matin, le goût d’une madeleine trempée dans du thé fait resurgir chez le narrateur le Combray de son enfance. Cet épisode, au cœur de Du côté de chez Swann, fonde le concept de mémoire involontaire qui structure toute la Recherche.

Le savais-tu ?

Un cratère de Mercure porte le nom de Proust depuis 1976. L’Union astronomique internationale l’a choisi parmi les écrivains éminents lors de la cartographie de la planète par la sonde Mariner 10. Le cratère Proust est une dépression d’environ 200 kilomètres de diamètre située dans l’hémisphère nord de Mercure.

Questions fréquentes

Quels sont les sept tomes de la Recherche ?

Du côté de chez Swann (1913), À l’ombre des jeunes filles en fleurs (1919), Le Côté de Guermantes (1920-1921), Sodome et Gomorrhe (1921-1922), La Prisonnière (1923), Albertine disparue également appelée La Fugitive (1925), et Le Temps retrouvé (1927). Les trois derniers sont publiés à titre posthume par le frère de l’auteur, Robert Proust.

Qu’est-ce que la madeleine de Proust ?

C’est l’épisode le plus célèbre de la Recherche, placé dans le premier tome. Le narrateur trempe une madeleine dans du thé : la sensation gustative réveille intacts les souvenirs de son enfance à Combray, chez sa tante Léonie. L’expression « madeleine de Proust » est passée dans le langage courant pour désigner tout objet ou sensation qui provoque une résurgence soudaine de souvenirs lointains.

Proust a-t-il obtenu le prix Goncourt ?

Oui, en 1919, pour À l’ombre des jeunes filles en fleurs, le deuxième tome de la Recherche. Le prix fit scandale car il était attribué à un auteur de 48 ans déjà reconnu plutôt qu’à un jeune espoir : Roland Dorgelès, auteur des Croix de bois, favori de la critique, fut écarté. Le vote au sein du jury fut de six voix contre quatre.

L’œuvre est-elle autobiographique ?

Partiellement. Le narrateur partage le prénom Marcel avec l’auteur à deux reprises dans le roman, et beaucoup de lieux, salons et personnages s’inspirent du réel. Mais Proust revendique une transposition littéraire : Combray est une recomposition d’Illiers en Eure-et-Loir, les salons mondains fusionnent plusieurs modèles, et la relation avec Albertine s’inspire de sa passion pour Alfred Agostinelli, son ancien chauffeur et secrétaire.

Pourquoi Proust écrivait-il dans une chambre tapissée de liège ?

L’asthme et l’hypersensibilité au bruit le contraignaient à un isolement extrême. Dans son appartement du 102 boulevard Haussmann à Paris, il fit tapisser les murs de liège pour étouffer les sons extérieurs. Il dormait le jour, travaillait la nuit, mangeait peu et sortait rarement. Cette retraite quasi monastique lui permit d’achever la rédaction malgré une santé déclinante.

L’œuvre est-elle facile à aborder ?

Non, elle est réputée difficile. Les phrases de Proust sont parmi les plus longues de la littérature française, certaines dépassant une page entière. La structure n’est pas linéaire, le narrateur revient sans cesse sur ses impressions, les analyse, les corrige. La plupart des lecteurs commencent par Du côté de chez Swann, en particulier la première partie Combray, souvent citée comme porte d’entrée la plus accessible.

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