Quelle est la capitale de l’Islande ?

Géographie · Capitale de l’Islande

La capitale de l’Islande est Reykjavík, sur la côte sud-ouest de l’île, au bord de la baie de Faxaflói. C’est la capitale la plus au nord de tout État souverain au monde.

139 000
habitants dans la ville en 2026
62 %
de la population du pays dans son aire urbaine
64°08′ N
latitude, à 250 km du cercle polaire

La ville compte environ 139 000 habitants en 2026, et son aire urbaine près de 249 000, soit 62 % de la population du pays. Le nom veut dire « baie des fumées ». Un comble pour une ville dont l’air fut longtemps l’un des plus enfumés d’Europe, avant de devenir l’un des plus purs. Ce basculement tient à une seule ressource : la chaleur du sous-sol.

Reykjavík se situe à 64°08′ de latitude nord, à 250 kilomètres du cercle polaire arctique. Aucune autre capitale indépendante ne monte aussi haut sur la carte. La ville concentre à elle seule l’essentiel de la vie islandaise : parlement, université, port, aéroport domestique et la quasi-totalité de l’activité économique.

Reykjavík en bref : population, position, statut

139 000
habitants de la ville-commune (Reykjavíkurborg), 2026
249 000
habitants de l’aire urbaine élargie
402 000
population totale de l’Islande
62 % dans l’aire de Reykjavík
38 % reste du pays

Poids de l’aire urbaine de la capitale dans la population nationale

Peu de capitales pèsent autant dans leur pays. Reykjavík dépasse sur ce point Paris, Londres ou Berlin, dont l’agglomération ne rassemble qu’une fraction bien plus faible de la population nationale.

La métropole unique

Reykjavík est à la fois la plus grande ville et la seule véritable métropole d’Islande. Le reste du pays est très faiblement peuplé, avec une densité nationale de 4 habitants au km², l’une des plus basses au monde.

Vue panoramique de Reykjavík sur la baie de Faxaflói depuis le mont Esja, capitale de l'Islande
Reykjavík vue depuis l’Esja. Wikimedia Commons

Combien d’habitants compte Reykjavík

La ville-commune de Reykjavík (Reykjavíkurborg) réunit environ 139 000 habitants en 2026. L’aire urbaine élargie, le Höfuðborgarsvæðið, atteint près de 249 000 personnes en incluant Kópavogur, Hafnarfjörður, Garðabær, Mosfellsbær et Seltjarnarnes. Rapportée aux 402 000 habitants du pays, cette aire concentre environ 62 % de la population nationale.

Peu de capitales pèsent autant dans leur pays. Reykjavík dépasse sur ce point Paris, Londres ou Berlin, dont l’agglomération ne rassemble qu’une fraction bien plus faible de la population.

Où se trouve exactement Reykjavík

La ville occupe une péninsule de la côte sud-ouest, face à la baie de Faxaflói. Coordonnées : 64°08′ nord, 21°56′ ouest. L’île se dresse sur la dorsale médio-atlantique, la frontière entre les plaques nord-américaine et eurasienne, ce qui explique son volcanisme et ses sources chaudes. L’Écosse est à 1 500 kilomètres à l’est, le Groenland à 970 kilomètres à l’ouest.

Le statut de capitale, acquis tardivement

Reykjavík reste un simple hameau de fermes pendant plus de neuf siècles. Sa charte de ville marchande date du 18 août 1786, accordée par le roi Christian VII de Danemark. Le Parlement islandais y est transféré en 1845. La ville devient capitale d’une Islande autonome en 1904, puis de la République indépendante le 17 juin 1944, date qui reste la fête nationale.

Pourquoi la ville s’appelle « baie des fumées »

Décomposer le nom, en vieux norrois

reykr
la fumée, la vapeur
+
vík
la baie
=
Reykjar-vík
la « baie des fumées »
874 Les colonnes de vapeur blanche montaient des sources géothermiques du rivage bien avant toute présence humaine. Le nom décrit une réalité naturelle, pas une métaphore.

La légende d’Ingólfur Arnarson

Selon le Landnámabók, le Livre de la Colonisation rédigé au XIIᵉ siècle, le Norvégien Ingólfur Arnarson débarque en 874, accompagné de son épouse Hallveig Fróðadóttir. Fidèle à la coutume viking, il jette par-dessus bord les piliers de bois de son haut-siège et promet de s’établir là où les dieux les feront échouer. Trois ans plus tard, ses hommes les retrouvent dans cette baie fumante. Il y fonde la première installation permanente de l’île.

Quand Ingólfr aperçut l’Islande, il jeta par-dessus bord les piliers de son haut-siège et fit le vœu de s’établir là où les dieux les feraient échouer. D’après le Landnámabók (Livre de la Colonisation, XIIᵉ siècle), les piliers échouèrent trois ans plus tard dans la baie qui allait devenir Reykjavík.

Un nom encore parfaitement lisible

Le mot n’a rien d’archaïque pour un Islandais d’aujourd’hui. Reykr et vík restent des mots courants, et les mêmes sources continuent de chauffer la ville. Cette transparence tient au conservatisme extrême de la langue : l’islandais moderne descend en droite ligne du vieux norrois, sans rupture majeure depuis le IXᵉ siècle.

La ville des fumées est devenue la ville sans fumée

1930 Reykjavík inaugure le premier réseau de chauffage urbain géothermique au monde. Le début d’un basculement complet.
874
Le nom « baie des fumées » désigne les vapeurs naturelles des sources chaudes du rivage.
1930
Première canalisation de 3 km : deux écoles, un hôpital et une soixantaine de maisons chauffés à l’eau chaude du sous-sol.
1943
Un pipeline de 18 km relie les nappes de Reykir à la ville et lance le Hitaveita, le réseau régional de chaleur.
1950s
Point noir : la ville brûle encore du charbon importé. Cheminées enfumées, air saturé, maladies respiratoires fréquentes.
2026
La géothermie couvre la quasi-totalité du chauffage. L’air de Reykjavík compte parmi les plus purs d’Europe.

La chaleur du sous-sol

L’Islande n’a ni forêts exploitables ni pétrole. Pour se chauffer plus de 300 jours par an, la ville brûlait autrefois du charbon importé. Aujourd’hui, l’eau puisée dans les nappes volcaniques circule dans un réseau de canalisations qui alimente directement les radiateurs des immeubles.

Canalisations et panache de vapeur d'une centrale géothermique en Islande alimentant le chauffage urbain de Reykjavík
Géothermie islandaise. Wikimedia Commons

Une capitale au charbon dans les années 1950

L’Islande n’a ni forêts exploitables ni pétrole. Pour se chauffer plus de 300 jours par an, la ville brûlait du charbon importé et de la tourbe. Les cheminées crachaient une fumée noire qui saturait l’air, aggravée l’hiver par l’inversion thermique qui plaquait la pollution au sol. Les maladies respiratoires étaient courantes. La « baie des fumées » méritait alors son nom pour de mauvaises raisons.

Le basculement géothermique

Le premier réseau de chauffage urbain géothermique au monde entre en service à Reykjavík en 1930. Une canalisation de 3 kilomètres alimente deux écoles, un hôpital et une soixantaine de maisons depuis une source voisine. En 1943, un pipeline de 18 kilomètres relie les nappes de Reykir à la ville et lance le Hitaveita, le réseau régional de chaleur. Aujourd’hui, la géothermie couvre la quasi-totalité du chauffage résidentiel de la capitale.

Un air parmi les plus purs d’Europe

Le résultat est spectaculaire. En abandonnant le charbon pour la chaleur du sous-sol, Reykjavík a fait disparaître sa pollution de chauffage. La ville affiche désormais une qualité de l’air comptée parmi les meilleures du continent. Le nom d’origine reprend son sens premier : les seules fumées visibles sont les vapeurs naturelles des sources chaudes.

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La capitale la plus au nord du monde, sous conditions

Le cas Nuuk : la nuance qui piège

Reykjavík
64°08′ N
Capitale d’un État souverain reconnu par l’ONU. Détient le record parmi les nations indépendantes.
vs
Nuuk
64°10′ N
Techniquement plus au nord, mais capitale du Groenland, nation constitutive du Royaume du Danemark.
La bonne réponse dépend de la formulation. Critère strict de souveraineté : Reykjavík gagne. Territoires autonomes inclus : Nuuk l’emporte de deux minutes d’arc.

Le cas Nuuk

Nuuk, capitale du Groenland, se trouve à 64°10′ nord, soit très légèrement plus haut que Reykjavík (64°08′). Mais le Groenland n’est pas un État souverain : c’est une nation constitutive du Royaume du Danemark. Si l’on retient le critère strict de souveraineté reconnue par l’ONU, le record revient à Reykjavík. Si l’on inclut les territoires autonomes, il passe à Nuuk. La bonne réponse dépend donc de la formulation exacte de la question.

Un climat plus doux que la latitude ne le laisse croire

Malgré sa position extrême, Reykjavík n’est pas une capitale glaciale. Le Gulf Stream réchauffe ses côtes : moyenne annuelle autour de 5 °C, environ −0,5 °C en janvier et 11 °C en juillet. C’est plus doux qu’à Helsinki ou Moscou. Le record de froid, −24,5 °C, remonte au 21 janvier 1918 et ne s’est jamais reproduit.

Des jours et des nuits démesurés

La latitude joue surtout sur la lumière. Au solstice d’été, la ville connaît environ 21 heures de clarté, avec un crépuscule qui ne s’éteint jamais vraiment. Au solstice d’hiver, le soleil se traîne pour à peine 4 heures au-dessus de l’horizon. Ce contraste rythme toute la vie sociale islandaise.

Ce qui fait Reykjavík : monuments et repères

Cinq repères qui reviennent dans les quiz

Octobre 1986 · point de bascule
La maison Höfði
Sommet Reagan-Gorbatchev dans cette villa de 1909. Aucun accord signé, mais la voie ouverte au traité INF de 1987. Pour beaucoup d’historiens, le tournant symbolique de la fin de la Guerre froide.
1986
Hallgrímskirkja
Cathédrale luthérienne de 75 m, silhouette de colonnes de basalte, orgue Klais de 5 275 tuyaux.
2011
Harpa
Centre culturel à la façade de cristaux de verre signée Olafur Eliasson, sur le front de mer.
Öskjuhlíð
Le Perlan
Bâti autour de six réservoirs d’eau chaude géothermique, panorama à 360° sur la ville.
1990
Sólfar
Le « voyageur du soleil » de Jón Gunnar Árnason, carène de drakkar tournée vers le large.

Le point de repère

La cathédrale Hallgrímskirkja domine la ville depuis la colline de Skólavörðuholt. Visible de presque partout, sa silhouette de colonnes de basalte en fait le symbole visuel de Reykjavík, achevée en 1986 après près de quarante ans de chantier.

La cathédrale Hallgrímskirkja de Reykjavík et sa façade de colonnes de basalte évoquant les orgues volcaniques
Hallgrímskirkja, Reykjavík. Wikimedia Commons

Hallgrímskirkja et Harpa

La cathédrale luthérienne Hallgrímskirkja, achevée en 1986 par l’architecte Guðjón Samúelsson, domine la ville avec ses 75 mètres et sa silhouette de colonnes de basalte. Son orgue Klais compte 5 275 tuyaux. En bord de mer, le centre culturel Harpa, inauguré en 2011, est célèbre pour sa façade de cristaux de verre conçue par l’artiste Olafur Eliasson.

La maison Höfði et la fin de la Guerre froide

Les 11 et 12 octobre 1986, la maison Höfði, petite villa de 1909 sur le front de mer, accueille le sommet entre Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev. Le sommet n’aboutit à aucun accord signé, mais ouvre la voie au traité INF de 1987 sur les forces nucléaires intermédiaires. Beaucoup d’historiens y voient le point de bascule symbolique vers la fin de la Guerre froide. Reykjavík entre ainsi dans l’histoire diplomatique mondiale.

Le Perlan et la sculpture Sólfar

Le Perlan, posé sur la colline d’Öskjuhlíð, est bâti autour de six réservoirs d’eau chaude géothermique et offre un panorama à 360°. Sur le front de mer, la sculpture Sólfar (le « voyageur du soleil »), réalisée en 1990 par Jón Gunnar Árnason, évoque une carène de drakkar tournée vers le large. C’est l’un des points les plus photographiés de la ville.

La langue, la monnaie et le parlement

Langue
L’islandais, verrou de l’EuropeLangue scandinave restée si proche du vieux norrois qu’un habitant lit les sagas du XIIIᵉ siècle sans traduction. Purisme assumé : tölva pour « ordinateur » plutôt qu’un emprunt.
Monnaie
La couronne islandaise (ISK)Pas d’euro : candidature à l’UE déposée en 2009, retirée en 2015. Effondrement de 90 à 250 ISK pour un euro lors de la crise de 2008. Ville quasi sans espèces.
Parlement
L’Althing, fondé en 930L’un des plus vieux parlements du monde. Siégeait en plein air à Þingvellir avant son transfert à Reykjavík en 1845. Chambre unique de 63 députés depuis 1991.

L’islandais, verrou linguistique de l’Europe

On parle islandais, langue scandinave occidentale directement issue du vieux norrois. Le pays pratique un purisme assumé : les mots nouveaux sont forgés à partir de racines locales, comme tölva pour « ordinateur ». Conséquence rare en Europe, un Islandais lit sans traduction les sagas du XIIIᵉ siècle. En parallèle, l’anglais est parlé couramment par presque toute la population de la capitale.

La couronne islandaise

La monnaie est la couronne islandaise (króna, code ISK). L’Islande n’a jamais adopté l’euro : sa candidature à l’Union européenne, déposée en 2009, a été retirée en 2015. La couronne s’est effondrée lors de la crise de 2008, passant d’environ 90 à 250 ISK pour un euro. Reykjavík est par ailleurs l’une des villes les plus « sans espèces » au monde, la carte y étant reine.

L’Althing, l’un des plus vieux parlements du monde

Le parlement islandais, l’Althing (Alþingi), signifie « assemblée de tous ». Fondé en 930 dans la plaine de Þingvellir, à 50 kilomètres à l’est, il a siégé en plein air pendant des siècles avant son transfert à Reykjavík en 1845. Le bâtiment actuel, place Austurvöllur, date de 1881. L’Althing compte 63 députés et forme une chambre unique depuis 1991.

Astuce de mémorisation

Découpez le nom en « Reyk-ja-vík » et lisez-le « rôtir la vie » sous la vapeur. Imaginez une baie où la vie mijote dans des fumerolles blanches, tout en haut de la carte, là où la couronne du monde se pose. Le sommet de la mappemonde, c’est la capitale la plus au nord : Reykjavík. Le lien fumées + point le plus haut fixe à la fois le nom et le record.

Fait notable

Reykjavík n’a jamais eu d’armée. L’Islande est l’un des rares pays sans forces armées permanentes. La ville fut pourtant occupée par les troupes britanniques dès le 10 mai 1940, puis américaines, ce qui gonfla brutalement sa population. La base américaine de Keflavík ferma en 2006 après des décennies de présence, sans qu’un seul coup de feu y soit tiré.

Reykjavík dans les quiz et la pop culture

Trois pièges de quiz, trois bonnes réponses

Réflexe faux
« Une autre ville est la capitale »
Réalité
Reykjavík est la seule vraie métropole du pays, sans concurrente sérieuse.
Réflexe faux
« La capitale la plus froide du monde »
Réalité
Le Gulf Stream la rend plus douce qu’Helsinki ou Moscou. Loin du record de froid.
Réflexe faux
« La plus au nord, sans réserve »
Réalité
Vrai pour les États souverains seulement. Nuuk est plus haute mais non souveraine.

Les pièges classiques

Trois confusions dominent. On attribue parfois le titre de capitale à une autre ville, alors que Reykjavík est la seule vraie métropole du pays. On la croit « la plus froide » du monde, ce qu’elle n’est pas, grâce au Gulf Stream. On la donne comme « la plus au nord » sans réserve, en oubliant le cas Nuuk lié à la souveraineté. Retenir ces trois nuances suffit à ne jamais se tromper.

Une ville de cinéma et de festivals

Reykjavík a servi de décor à La Vie rêvée de Walter Mitty (2013) et à des scènes de films à grand spectacle. Le festival Iceland Airwaves, né en 1999, a contribué à faire connaître Björk et Sigur Rós. La série Trapped (Ófærð) a diffusé l’image d’une Islande sombre et isolée dans le monde entier. La ville accueille aussi le DesignMarch, l’un des grands rendez-vous européens du design.

L’essentiel à retenir sur la capitale islandaise

Reykjavík condense en une seule ville tout un pays : parlement millénaire, souveraineté récente, record de latitude et modèle énergétique unique. Son nom raconte une double histoire, celle des vapeurs naturelles qui l’ont baptisée et celle de la fumée de charbon qu’elle a su effacer.

Reykjavík · baie des fumées
64°08′ N · la plus au nord
874 · fondation viking
1944 · indépendance
930 · l’Althing

Comprendre ce basculement, c’est retenir la fiche entière d’un coup. Pour ancrer durablement ce genre de repères, l’entraînement régulier vaut mieux que la relecture.

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Questions fréquentes sur la capitale de l’Islande

Reykjavík est-elle la seule grande ville d’Islande ?

En pratique, oui. Aucune autre ville islandaise n’approche sa taille. La deuxième agglomération, Akureyri, au nord, ne dépasse guère les 20 000 habitants. Tout le reste du pays est composé de petites communes et de zones quasi désertes. Cette domination écrasante explique pourquoi l’aire urbaine de la capitale concentre près de 62 % de la population nationale, un record parmi les capitales européennes.

Pourquoi Reykjavík n’est-elle pas plus froide malgré sa position ?

Parce que le Gulf Stream, le courant marin chaud venu du golfe du Mexique, longe les côtes islandaises et adoucit fortement le climat. La moyenne annuelle avoisine 5 °C, plus doux qu’à Helsinki ou Moscou, pourtant situées plus au sud. Sans ce courant, une ville à 64° de latitude nord connaîtrait des hivers bien plus rigoureux, comparables à ceux du centre du Canada.

Comment Reykjavík se chauffe-t-elle sans charbon ni pétrole ?

Par géothermie. L’eau chaude puisée dans les nappes volcaniques circule dans un réseau de canalisations qui alimente directement les radiateurs des immeubles. Ce système, inauguré en 1930, fut le premier réseau de chauffage urbain géothermique au monde. Il couvre aujourd’hui la quasi-totalité du chauffage résidentiel de la capitale et a fait disparaître la pollution au charbon des années 1950.

Quelle langue parle-t-on à Reykjavík ?

L’islandais, langue scandinave restée très proche du vieux norrois des Vikings. Sa particularité tient à un purisme rare : plutôt que d’emprunter des mots étrangers, le pays en forge à partir de racines islandaises. Un habitant peut lire les sagas médiévales dans le texte original. L’anglais y est aussi très répandu, ce qui rend la ville facile d’accès pour les visiteurs.

Depuis quand Reykjavík est-elle la capitale ?

La ville reçoit sa charte municipale en 1786, mais ne devient capitale d’une Islande autonome qu’en 1904. Elle accède au statut de capitale d’un État pleinement indépendant le 17 juin 1944, jour de la proclamation de la République, après des siècles de domination danoise. Cette date reste la fête nationale islandaise, célébrée chaque année dans la ville.

Quel parlement siège à Reykjavík ?

L’Althing, considéré comme l’un des plus anciens parlements du monde encore en activité. Fondé en 930 à Þingvellir, il siégeait en plein air avant d’être transféré dans la capitale en 1845. Il forme aujourd’hui une assemblée unique de 63 députés. Son ancienneté fait de l’Islande l’un des berceaux revendiqués de la tradition parlementaire européenne.

Reykjavík a-t-elle joué un rôle dans la Guerre froide ?

Oui, un rôle marquant. En octobre 1986, la maison Höfði y accueillit le sommet entre Reagan et Gorbatchev. Aucun accord n’y fut signé, mais les discussions ouvrirent la voie au traité de 1987 sur les missiles nucléaires intermédiaires. De nombreux historiens considèrent ce sommet comme un tournant symbolique vers la fin de la confrontation Est-Ouest.

Comment rejoindre Reykjavík depuis la France ?

Par avion, via l’aéroport international de Keflavík, situé à une cinquantaine de kilomètres de la ville. Plusieurs compagnies relient Paris à l’Islande en vol direct d’environ 3h30. Aucun train ne dessert le pays : la liaison entre l’aéroport et le centre se fait en bus, taxi ou voiture. L’aéroport de ville, lui, ne sert qu’aux vols intérieurs vers les fjords et l’intérieur.

Reykjavík utilise-t-elle l’euro ?

Non. La monnaie reste la couronne islandaise, malgré une candidature à l’Union européenne déposée en 2009 puis retirée en 2015. La couronne avait subi une chute brutale lors de la crise financière de 2008. La ville est en revanche l’une des plus tournées vers le paiement dématérialisé au monde, où l’usage des espèces est devenu marginal.
Fiche rédigée par Alan Chevereau, consultant SEO. Vérification des données démographiques et historiques sur sources institutionnelles islandaises et Encyclopædia Britannica, à jour des estimations de population 2026.