Corée du Sud, capitale
Séoul
Siège de la présidence, de l’Assemblée nationale et des ministères depuis la fondation de la République de Corée en 1948.
Le piège classique des quiz oppose Séoul à Busan ou à Pyongyang. Busan est la deuxième ville du pays, jamais sa capitale. Pyongyang devient la capitale nord-coréenne avec la proclamation de deux États en 1948, après la division de la péninsule au 38e parallèle en 1945. Avant cette division, une seule Corée avait Séoul pour capitale : la péninsule entière, alors sous occupation japonaise.
Autre confusion fréquente : celle entre la ville de Séoul, peuplée d’environ 9,6 millions d’habitants, et son agglomération, le Sudogwon, qui en compte 26 millions. Les deux chiffres circulent, ils ne désignent pas la même chose. Le premier correspond aux limites administratives, le second à toute la région capitale, Incheon et la province de Gyeonggi comprises.
Ce fait et des centaines d’autres à retenir durablement sur l’app Kultra.
Séoul, capitale depuis 1948 : ce que recouvre le titre
Les trois pouvoirs, un seul lieu
Exécutif, la Maison Bleue
Résidence et bureau du président, à nouveau en fonction depuis fin 2025.
Législatif, Yeouido
L’Assemblée nationale siège sur une île du fleuve Han.
Judiciaire, la Cour constitutionnelle
Elle a validé la destitution du président Yoon Suk-yeol en avril 2025.
Le siège des institutions sud-coréennes
L’Assemblée nationale siège dans le quartier de Yeouido, sur une île du fleuve Han. Les principaux ministères et la Cour constitutionnelle complètent le dispositif institutionnel. La Cour constitutionnelle a d’ailleurs occupé le devant de la scène en avril 2025, en validant la destitution du président Yoon Suk-yeol.
Le retour du bureau présidentiel à la Maison Bleue
La Maison Bleue, ou Cheong Wa Dae, fut la résidence et le bureau du président sud-coréen de 1948 à 2022. Yoon Suk-yeol la quitta en 2022 pour installer la présidence dans l’ancien ministère de la Défense, à Yongsan. Il jugeait le lieu trop marqué par un « pouvoir impérial ».
Le site fut ouvert au public et transformé en parc et musée pendant trois ans. En décembre 2025, le président Lee Jae-myung ramène la présidence à la Maison Bleue, mettant fin à « l’ère Yongsan ». Toute source antérieure à 2026 situant encore le bureau présidentiel à Yongsan est donc dépassée.
Le retour de la présidence à Cheong Wa Dae est effectif fin décembre 2025. D’après l’agence Xinhua, le président Lee Jae-myung a rejoint la Maison Bleue le 29 décembre 2025, après une absence de la fonction présidentielle de trois ans et sept mois. Le lieu retrouve ainsi son rôle de bureau et de résidence du chef de l’État.
Une capitale coréenne depuis 1394
Deux mille ans de continuité urbaine
Le roi Taejo transfère la capitale à Hanyang en 1394. La ville gardera ce statut plus de cinq siècles, jusqu’à l’annexion japonaise de 1910.
Le choix du site selon la géomancie
Le palais fondateur
Hanyang fut retenue pour un site protégé par des montagnes au nord et longé par le fleuve Han au sud, conforme aux préceptes du pungsu, la géomancie coréenne. Le palais Gyeongbokgung, résidence royale principale, était habitable dès 1395.
5 palais royaux
Les cinq grands palais de l’époque Joseon subsistent aujourd’hui dans la ville.
Des origines deux fois millénaires
Bien avant Joseon, la région abritait Wiryeseong, fondée en 18 avant notre ère par le royaume de Baekje, l’un des Trois Royaumes de Corée. Le roi Onjo en fait sa capitale. La ville passe ensuite sous contrôle de Goguryeo en 475, puis de Silla. Sous la dynastie Goryeo, elle porte le titre de Namgyeong, la « capitale du Sud ». Séoul cumule ainsi plus de deux mille ans d’occupation continue.
Que signifie le nom « Séoul » ?
Le seul nom de capitale qui est son propre titre
Le mot dérive de Seorabeol, qui désignait Gyeongju, capitale du royaume de Silla. Employé familièrement pour toute capitale royale, il s’impose comme nom officiel de la ville après la libération de 1945.
Seorabeol
Terme ancien désignant la capitale de Silla
Nom commun
Utilisé pour toute capitale royale au fil des siècles
Séoul
Nom officiel après la libération de 1945
Le seul nom de capitale sans hanja
Contrairement à la quasi-totalité des toponymes coréens, « Séoul » n’a aucune transcription en caractères chinois, les hanja. Cette singularité a longtemps compliqué la traduction du nom vers le chinois. En 2005, la mairie a officiellement adopté la graphie chinoise Shou’er (首爾) pour trancher.
Une succession de noms officiels
La ville a porté de nombreux noms : Wiryeseong, Hanyang, Namgyeong, Hanseong, puis Gyeongseong sous l’occupation japonaise de 1910 à 1945. « Gyeongseong » signifie lui aussi « ville capitale » en sino-coréen. Le retour au nom coréen Séoul en 1945 a effacé cette parenthèse coloniale.
Combien d’habitants compte Séoul ?
Le Sudogwon regroupe Séoul, Incheon et la province de Gyeonggi. D’après le recensement de la région métropolitaine de Séoul, cette aire de 26 millions d’habitants réunit sur 12 % du territoire national plus de la moitié de la population sud-coréenne. C’est l’une des concentrations urbaines les plus fortes des pays développés.
Une population municipale en léger recul
Depuis quelques années, la ville de Séoul perd des habitants au profit d’Incheon et de Gyeonggi, où le logement est plus accessible. La population de la ville est ainsi passée sous la barre des 10 millions. L’aire métropolitaine, elle, continue de croître : la vie quotidienne déborde des limites administratives de la ville.
Une densité parmi les plus élevées du monde
Avec environ 17 000 habitants par kilomètre carré, Séoul est l’une des villes les plus denses de la planète pour un pays développé. Cette densité dépasse largement celle de New York ou de Paris. Elle explique en partie l’importance du réseau de métro, l’un des plus fréquentés au monde.
La moitié d’un pays dans une seule région
Les sièges qui pèsent sur l’économie mondiale
Les grands conglomérats coréens, les chaebols, ont leur siège à Séoul ou dans sa banlieue. Gangnam et la Digital Media City concentrent les entreprises technologiques.
Sejong, 2012
Ville administrative créée de toutes pièces pour délester Séoul. Un pôle gouvernemental, pas une capitale.
Le siège des chaebols
Les grands conglomérats industriels coréens, les chaebols, ont leur siège à Séoul ou dans sa banlieue immédiate : Samsung, Hyundai, LG, SK Group. Le quartier de Gangnam et la Digital Media City concentrent les entreprises technologiques. Cette hyperconcentration fait de Séoul l’un des principaux centres économiques mondiaux.
Sejong, la réponse à la surcentralisation
Pour délester Séoul, la Corée du Sud a créé de toutes pièces la ville administrative de Sejong en 2012. Plusieurs ministères et agences y ont été transférés. L’objectif : rééquilibrer un territoire où tout converge vers la capitale. Sejong n’est pas la capitale, mais un pôle gouvernemental secondaire.
Une capitale à 45 kilomètres d’une frontière hostile
Une distance sans équivalent pour une capitale
Séoul se situe à environ 45 kilomètres de la Zone démilitarisée. Une capitale aussi proche d’une frontière potentiellement hostile est une rareté géopolitique, qui pèse dans toute la doctrine de défense sud-coréenne.
Le « miracle du Han »
Séoul fut presque entièrement détruite pendant la guerre de Corée, de 1950 à 1953. Sa reconstruction en quelques décennies, portée par l’industrialisation et les chaebols, est l’un des redressements économiques les plus spectaculaires du vingtième siècle. On le désigne comme le « miracle du fleuve Han », du nom du cours d’eau qui traverse la ville.
Astuce de mémorisation
Un cercle impossible à oublier
Séoul veut dire « capitale » en coréen ancien. C’est la seule grande capitale au monde dont le nom est son propre titre.
Inutile de chercher un moyen externe : la réponse est enfermée dans le mot. Pour ne pas confondre avec le Nord, retenez que Pyongyang commence par un P, comme « partition ».
Un fait qui surprend souvent
De 2022 à 2025, la Corée du Sud n’avait pas de Maison Bleue présidentielle en fonction : le bureau du chef de l’État avait quitté Cheong Wa Dae pour Yongsan, et le site historique était devenu un parc ouvert aux visiteurs. Le retour de la présidence à la Maison Bleue, fin décembre 2025, a refermé cette parenthèse.
Questions fréquentes sur la capitale de la Corée du Sud
Quelle est la capitale de la Corée du Nord ?
Séoul a-t-elle toujours été la capitale ?
Pourquoi la Corée du Sud a-t-elle créé Sejong ?
À quelle distance Séoul est-elle de la Corée du Nord ?
Que signifie exactement le mot Séoul ?
Séoul et Busan, quelle différence de statut ?
Combien d’habitants vivent à Séoul ?
La Maison Bleue est-elle toujours la résidence présidentielle ?
Retenir Séoul en une image
Une ville dont le nom signifie « capitale », centre du pouvoir coréen depuis 1394 et de la République depuis 1948, à 45 km d’une frontière fermée, où vit la moitié d’un pays. Séoul se retient par ce faisceau de singularités, pas par une simple réponse.
Réviser la géographie, 15 min/jourCapitales, frontières et histoire des nations, mémorisées par répétition espacée.
Fiches associées
Voir toutes les fiches GéographieSources
- Seoul Metropolitan Government, portail officiel de la ville de Séoul
- Seoul Metropolitan Government, données de population de Séoul
- Population de l’aire métropolitaine de Séoul (Sudogwon)
- Encyclopaedia Britannica, histoire et géographie de Séoul
- Retour de la présidence à la Maison Bleue, décembre 2025
- South China Morning Post, retour à la Maison Bleue sous Lee Jae-myung
- Worldometer, population de la Corée du Sud
- UNESCO World Heritage Centre, fortifications de Hanyang et fondation de la capitale en 1394
Fiche rédigée par Alan Chevereau, consultant SEO, spécialisé dans les contenus de culture générale vérifiés et sourcés. Chaque fiche Kultra croise les sources institutionnelles et académiques pour livrer un fait exact, à jour et mémorisable.