La réponse en un coup d’œil
Le livre sacré de l’islam est le Coran.
Tenu par les musulmans pour la parole d’Allah révélée à Mahomet par l’ange Gabriel entre 610 et 632, il est la source première de la foi, de la loi et du culte.
La réponse tient en un mot, mais le piège de quiz se cache juste à côté. L’islam reconnaît d’autres écritures révélées avant le Coran : la Torah, les Psaumes, l’Évangile. Le Coran, lui, est considéré comme la révélation finale, celle qui achève et corrige les précédentes. Confondre ces livres, ou confondre le Coran avec la Sunna, reste l’erreur la plus fréquente.
Autre confusion classique : le texte n’est pas « descendu relié du ciel ». Entre 610 et 632, les versets circulaient à l’oral et sur des supports épars. La version canonique fut fixée vers 650, sous le calife Othman. Cette histoire de compilation explique la structure singulière du livre.
Ce fait et des centaines d’autres à retenir durablement
Sur l’app Kultra, un fait par jour qui reste en tête.
Le Coran, réponse directe et repères essentiels
Étymologie
Signifie « récitation », « lecture récitée ». Avant d’être un livre, le Coran fut une parole transmise de bouche à oreille.
Le manuscrit
Le Coran n’est pas un texte parmi d’autres. Il est tenu pour la parole incréée de Dieu, dictée mot à mot en arabe. Cette conception explique la place unique de la langue arabe dans le culte : la traduction rend le sens, jamais le texte sacré lui-même. Un musulman non arabophone récite ses prières en arabe, même sans maîtriser la langue.
Le poids du Coran se mesure aussi à l’échelle de sa communauté. Selon le Pew Research Center, dans un rapport publié le 9 juin 2025, la population musulmane mondiale atteignait 1,9 milliard de personnes en 2020, contre 1,6 milliard en 2010. D’après cette même étude (Pew Research Center, How the Global Religious Landscape Changed), l’islam fut la religion à la croissance la plus rapide sur la décennie, avec 350 millions de fidèles supplémentaires. Le Coran est donc le texte de référence de près d’un quart de l’humanité.
Comment le Coran a été révélé puis fixé par écrit
Vingt-deux ans, de la grotte au volume relié
Première révélation
Grotte de Hira, près de La Mecque. L’ange Gabriel transmet à Mahomet les premiers versets de la sourate 96.
L’Hégire
Émigration vers Médine. Ce départ sépare les sourates mecquoises des médinoises, plus longues et tournées vers la loi.
Fin de la révélation
Mort de Mahomet. Le texte existe alors mémorisé et noté sur des supports épars, sans version reliée.
Le mushaf d’Othman
Le troisième calife fait établir une version standardisée qui fige l’ordre des 114 sourates encore en usage.
La grotte de Hira
La tradition situe la première révélation en 610, dans une grotte du mont Hira, près de La Mecque. L’ange Gabriel y transmet à Mahomet les premiers versets de la sourate 96. Ce déroulé progressif explique pourquoi certains versets répondent à des situations précises : une bataille, une question de droit, un conflit au sein de la communauté.
Vingt-deux ans de révélation progressive
La révélation du Coran ne fut pas un événement unique. Elle s’étala sur vingt-deux ans, au rythme des circonstances de la vie de Mahomet et de sa communauté. Les révélations se poursuivent jusqu’à la mort du prophète, en 632.
Sourates mecquoises et médinoises
Un repère structure tout le Coran : l’Hégire, l’émigration de Mahomet de La Mecque vers Médine en 622. Les sourates révélées avant sont dites mecquoises, celles révélées après, médinoises. Les premières, souvent courtes et au style incantatoire, portent sur l’unicité de Dieu et le Jugement dernier. Les secondes, plus longues, abordent l’organisation de la communauté et la loi.
La compilation sous le calife Othman
Du vivant de Mahomet, aucune version reliée n’existait. Les versets étaient mémorisés par les récitants ou notés sur des supports variés, os, pierres plates, morceaux de cuir. La mise en volume, le mushaf, fut un travail posthume. Vers 650, le troisième calife Othman fait établir une version standardisée pour mettre fin aux divergences de lecture.
Pourquoi les sourates ne suivent pas l’ordre chronologique
Ordre du texte contre ordre de la descente
Le Coran ne se lit pas comme il fut révélé.
Ordre du livre
Après Al-Fatiha, les sourates se rangent de la plus longue à la plus courte.
Ordre historique
Les premières révélations, brèves et mecquoises, tombent souvent en fin de volume.
Un classement par longueur
Après la sourate d’ouverture, Al-Fatiha, les sourates se rangent grossièrement de la plus longue à la plus courte. Al-Baqara et ses 286 versets ouvrent le mouvement, les sourates de quelques lignes le referment. Résultat : les toutes premières révélations, brèves et mecquoises, se retrouvent souvent à la fin du livre. L’ordre de lecture inverse presque l’ordre de descente.
Un classement par longueur décroissante
Le lecteur qui ouvre le Coran pour la première fois s’attend souvent à une progression du début à la fin de la révélation. Il n’en est rien.
Les hypothèses sur ce choix
Les chercheurs avancent deux pistes principales. La longueur décroissante pourrait faciliter la mémorisation, en plaçant les blocs les plus denses en tête. Elle pourrait aussi refléter des fils thématiques reliant les sourates entre elles. Cette seconde hypothèse reste peu explorée et fait l’objet de travaux récents.
Coran et Sunna : deux textes à ne jamais confondre
Le Coran
Parole de Dieu
La Sunna
Exemple du prophète
Ce que contient la Sunna
La Sunna rassemble les paroles, les actes et les approbations attribués à Mahomet. Elle se transmet à travers les hadiths, de courts récits rapportés par ses compagnons. Là où le Coran est tenu pour la parole de Dieu, la Sunna consigne l’exemple du prophète. Elle sert de référence pour appliquer concrètement les principes coraniques, notamment en matière de loi religieuse, la charia.
Une autorité et une nature distinctes
La différence est de degré autant que de nature. Le Coran est considéré comme inimitable et intangible, sa lettre ne se modifie pas. La Sunna, elle, fut fixée par écrit plus tardivement, à partir de compilations de hadiths triés selon leur fiabilité. Un hadith peut être jugé authentique, faible ou douteux, une gradation qui n’existe pas pour le texte coranique.
Les autres livres sacrés reconnus par l’islam
Une même parole, cinq révélations
Le Coran nomme plusieurs écritures antérieures, procédant selon l’islam de la même source divine, adaptée à chaque peuple.
Feuillets
Abraham et Moïse
Tawrat
Torah, à Moïse
Zabur
Psaumes, à David
Injil
Évangile, à Jésus
Coran
révélation finale, à Mahomet
Pour l’islam, la Torah, les Psaumes et l’Évangile ont été altérés au fil du temps. Seul le Coran serait resté intact : il achève et confirme les écritures précédentes.
La Torah
Le Coran nomme plusieurs révélations antérieures. La Torah (Tawrat) fut donnée à Moïse, les Psaumes (Zabur) à David, l’Évangile (Injil) à Jésus. S’y ajoutent les Feuillets d’Abraham et de Moïse, écritures plus anciennes mentionnées à deux reprises. Ces textes procèdent, selon la théologie musulmane, de la même parole divine, adaptée à chaque peuple et à chaque époque.
Torah, Psaumes, Évangile et Feuillets
La croyance aux livres révélés est l’un des articles de foi de l’islam. Cette reconnaissance nuance l’idée d’un texte unique et isolé.
Pourquoi le Coran est jugé définitif
Si l’islam reconnaît ces livres, il ne les place pas au même rang que le Coran. La tradition musulmane considère que la Torah, les Psaumes et l’Évangile ont été altérés au fil du temps, éloignés de leur forme originelle. Le Coran serait la seule révélation restée intacte, transmise par le dernier des prophètes.
Repères pour retenir l’essentiel sur le Coran
Fait notable
Le titre de hafiz désigne celui qui a mémorisé l’intégralité du Coran, soit 6236 versets. Cette pratique, née de la transmission orale d’origine, se maintient jusqu’à aujourd’hui dans le monde entier. Elle explique en partie pourquoi le texte est réputé stable depuis quatorze siècles.
Astuce de mémorisation
Un livre à comprendre autant qu’à situer
La vraie maîtrise tient dans les distinctions, pas dans le mot de réponse.
Le Coran face à la Sunna, le Coran face aux autres livres révélés, l’ordre du texte face à l’ordre de la révélation : ces nuances transforment une réponse réflexe en connaissance solide. C’est en reliant ces éléments qu’un fait isolé devient un savoir mobilisable, en quiz comme en conversation.
Un fait par jour, 15 min/jour suffisent
Le principe de l’app Kultra pour ancrer ce genre de repères sans effort.
Questions fréquentes sur le livre sacré de l’islam
Qui a écrit le Coran ?
Quelle différence entre le Coran et la Bible ?
En quelle langue le Coran a-t-il été révélé ?
Combien de sourates compte le Coran ?
Qu’est-ce qu’une sourate exactement ?
Le Coran a-t-il été modifié depuis sa révélation ?
Pourquoi le Coran est-il si important dans le culte ?
Fiches associées
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- Larousse, Le Coran
- Encyclopædia Universalis, Coran
- Bibliothèque nationale de France, Gallica, dossier Coran
- Odysseum, Éduscol, ministère de l’Éducation nationale
- Pew Research Center, How the Global Religious Landscape Changed from 2010 to 2020
- Wikipédia, Sourate
- Wikipédia, Coran
- Gallica, Splendeur et majesté : Corans de la Bibliothèque nationale
Fiche rédigée par Alan Chevereau, consultant SEO. Vérification des faits et des chiffres appuyée sur les sources institutionnelles et académiques citées ci-dessus, avec un souci constant de distinguer données établies et points débattus par les historiens.