En quelle année Gutenberg a-t-il imprimé sa Bible ?

Le repère

1455

La Bible de Gutenberg est imprimée à Mayence vers 1455. Aucun document d’époque ne fixe un jour précis. La date s’appuie sur une lettre du 12 mars 1455 et un acte notarié du 6 novembre suivant. L’atelier produit environ 180 exemplaires en un peu plus de deux ans.

180 ex.Tirage estimé
42 lignesPar page, d’où B42
49Exemplaires survivants

Une date précise circule pourtant : le 23 février 1455. Aucune source du XVe siècle ne la confirme. Elle apparaît dans des ouvrages de vulgarisation bien plus tardifs, sans référence à un document d’origine vérifiable.

Ce fait et des centaines d’autres à retenir durablement sur l’app Kultra.

Une impression achevée vers 1455, sans jour connu

vers 1452Début de la composition, Mayence
vers 1455Fin du tirage des 180 exemplaires

En cours de production, l’atelier passe de 40 à 42 lignes par page, une refonte partielle de la casse typographique qui complique encore la datation exacte de chaque étape.

Un chantier qui s’étend de 1452 à 1455

Gutenberg commence la composition de la Bible vers 1452, à Mayence. L’atelier installé à l’Humbrechthof emploie plusieurs ouvriers spécialisés : fondeurs de caractères, compositeurs et pressiers. Les historiens estiment qu’il faut environ deux ans pour tirer les 180 exemplaires prévus, un rythme sans précédent pour l’époque.

Le travail avance par étapes. Les dix premiers feuillets sont composés sur 40 lignes par page. Gutenberg passe ensuite à 42 lignes, une modification qui suppose de refondre une partie de la casse typographique en cours de production. Ce changement complique encore la datation précise de chaque étape du chantier.

Réplique de la presse à imprimer de Gutenberg exposée au Gutenberg-Museum de Mayence
Réplique de presse, Gutenberg-Museum de Mayence, via Wikimedia Commons

Pourquoi aucune date n’est imprimée dans le livre

La Bible de Gutenberg ne porte ni nom d’imprimeur, ni lieu de fabrication, ni date. Cette absence n’est pas une anomalie : peu d’ouvrages du milieu du XVe siècle indiquent ces informations. La pratique du colophon daté ne se généralise qu’à partir de 1457, avec le Psautier de Mayence imprimé par Fust et Schöffer.

Faute de mention explicite, la datation de la Bible de Gutenberg repose entièrement sur des sources indirectes : la correspondance de témoins de l’époque et les actes juridiques liés à l’atelier. Deux documents permettent de circonscrire la période avec une relative précision.

L’attribution formelle à Gutenberg attend d’ailleurs 1763. Cette année-là, le libraire parisien Guillaume-François De Bure identifie et décrit l’ouvrage pour la première fois dans sa Bibliographie instructive, plus de trois siècles après l’impression.

Le 23 février 1455, une date populaire sans preuve

Idée reçue

23 février 1455

Date répétée d’un site à l’autre. Aucun document du XVe siècle ne la mentionne.

Attesté par deux documents

12 mars & 6 nov. 1455

Lettre de Piccolomini, puis instrument Helmasperger. Deux dates réelles, aucun jour d’achèvement précis.

De nombreux sites de culture générale avancent le 23 février 1455 comme date exacte d’achèvement. Aucune institution patrimoniale sérieuse ne reprend ce jour précis. La Bibliothèque nationale de France, la Library of Congress et le musée Gutenberg de Mayence évoquent tous une impression achevée « vers 1455 », sans jour arrêté.

Deux documents d’époque permettent malgré tout de situer l’année avec certitude.

La lettre de Piccolomini, premier témoignage daté

Le futur pape Pie II, alors évêque de Sienne sous le nom d’Enea Silvio Piccolomini, écrit le 12 mars 1455 depuis Wiener Neustadt au cardinal Juan de Carvajal. Il y raconte avoir vu, à la diète de Francfort, des cahiers imprimés d’une Bible aux lettres si nettes qu’elles se lisaient sans effort.

Repère vérifié

Ce témoignage reste la toute première mention connue de l’invention de Gutenberg. D’après savoirs.app (Innovation et tradition, la Bible de Gutenberg, patrimoine culturel), une liste d’acheteurs existait déjà avant la fin de l’impression. Ce détail confirme un succès commercial immédiat, avant même la diffusion complète de l’ouvrage.

Ce document ne mentionne toutefois ni Gutenberg par son nom, ni Mayence comme lieu de fabrication.

L’instrument Helmasperger, second repère de 1455

Le second document date du 6 novembre 1455. Il s’agit de l’acte notarié rédigé par Ulrich Helmasperger, clerc de l’évêché de Bamberg et notaire à la cour de l’archevêque de Mayence. Il consigne le procès intenté par Johann Fust contre Gutenberg pour le remboursement d’un prêt.

Repère vérifié

D’après History of Information (Fust Files a Lawsuit against Gutenberg to Recover Money Used for the Work of the Books), Fust réclame 2 026 florins, capital et intérêts cumulés à 6 % depuis 1450. Le tribunal tranche en sa faveur : Gutenberg perd l’essentiel de son atelier, presses et caractères compris.

Ces deux documents, la lettre de mars et l’acte de novembre, bornent l’année 1455 sans jamais préciser un jour. Le repère « 1455 » retenu correspond à ce consensus historique, pas à une date exacte attestée par un document d’origine.

Qui a fabriqué la Bible : Gutenberg, Fust et Schöffer

L’inventeur

Johannes Gutenberg

Orfèvre de Mayence, il met au point à Strasbourg l’alliage, la matrice et l’encre grasse des caractères mobiles, avant de revenir à Mayence vers 1448.

Le financier

Johann Fust

Avance 2×800 florins. Gagne le procès de 1455 et prend le contrôle de l’atelier.

Le typographe

Peter Schöffer

Calligraphe devenu compositeur, puis associé de Fust dans un atelier concurrent dès 1455.

Gutenberg, l’inventeur des caractères mobiles

Johannes Gutenberg naît à Mayence vers 1400, dans une famille de patriciens liée à l’orfèvrerie. Il s’installe à Strasbourg vers 1430, où il expérimente les caractères métalliques mobiles. De retour à Mayence vers 1448, il met au point l’alliage, la matrice et l’encre grasse nécessaires à une impression fiable et reproductible à grande échelle.

Portrait anonyme de Johannes Gutenberg conservé au Gutenberg-Museum de Mayence
Portrait de Johannes Gutenberg, Gutenberg-Museum, via Wikimedia Commons

Fust, le financier qui prend le contrôle

Johann Fust, marchand et prêteur mayençais, avance deux fois 800 florins à Gutenberg, en 1450 puis en 1452. Cette somme finance l’atelier, les salaires et l’achat de papier, de parchemin et d’encre. Un florin représentait alors une part significative du prix d’une maison en ville. Cet investissement fait de Fust le principal créancier du projet, puis son propriétaire après le procès de 1455.

Schöffer, le typographe devenu concurrent

Peter Schöffer rejoint l’atelier comme calligraphe avant de devenir compositeur typographe. Il joue un rôle reconnu dans le dessin des caractères de la Bible. Après le procès de 1455, il épouse la fille de Fust. Les deux hommes fondent alors un atelier concurrent à Mayence, qui devient rapidement la première maison d’édition rentable d’Europe grâce au Psautier de Mayence de 1457.

À quoi ressemble la Bible de Gutenberg

2Volumes in-folio
1 282Pages au total
42Lignes par page (B42)
IVe s.Vulgate de saint Jérôme

L’Ancien Testament occupe le premier tome et une partie du second, qui contient aussi l’intégralité du Nouveau Testament.

Le texte : la Vulgate de saint Jérôme

L’ouvrage reproduit la Vulgate, traduction latine de la Bible réalisée par saint Jérôme au IVe siècle. C’est le texte de référence de l’Église catholique au XVe siècle. Gutenberg choisit ce texte pour asseoir la légitimité de son invention : rien ne prouve mieux la fiabilité d’une presse qu’un texte sacré reproduit à l’identique sur 180 exemplaires.

L’ensemble compte environ 1 282 pages réparties en deux volumes in-folio. L’Ancien Testament occupe le premier tome et une partie du second, qui contient aussi l’intégralité du Nouveau Testament.

Page enluminée du livre de la Genèse dans la Bible de Gutenberg, avec ses 42 lignes par colonne
Page de la Genèse, exemplaire de Berlin, via Wikimedia Commons

Pourquoi le nom « B42 » ?

Les dix premiers feuillets de l’ouvrage comptent 40 lignes par page. Gutenberg passe ensuite à 42 lignes, un choix qui économise du papier et du parchemin sur un tirage aussi long. Cette modification donne son surnom à l’ouvrage : la Bible à 42 lignes, ou B42, le nom retenu par les bibliographes pour la distinguer des éditions ultérieures de Fust et Schöffer, dont la Bible à 36 lignes de 1458.

Combien d’exemplaires existent, et combien en reste-t-il aujourd’hui

Imprimés180
Survivants49
Complets21
Vélin complets4

Sur les 180 exemplaires imprimés vers 1455, un peu moins d’un tiers a traversé les cinq derniers siècles.

Un tirage d’environ 180 exemplaires, papier et vélin

Repère vérifié

D’après le Gutenberg-Museum de Mayence, l’atelier produit environ 180 exemplaires : 150 sur papier importé et 30 sur vélin, un parchemin nettement plus coûteux. Le choix du support dépendait du budget de l’acheteur et de l’usage prévu de l’ouvrage.

Le papier provient principalement de la région de Turin, de Bâle ou de Savoie. Le vélin, réservé aux commandes les plus prestigieuses, permettait d’ajouter des enluminures peintes à la main après l’impression, à la manière des manuscrits de luxe qu’il venait concurrencer.

49 exemplaires recensés dans le monde

Un peu moins de 50 exemplaires subsistent aujourd’hui, complets ou partiels. D’après la Library of Congress, ils sont dispersés entre bibliothèques nationales, universités et quelques collections privées, principalement en Europe et aux États-Unis. Leur répartition géographique reflète l’histoire du marché du livre ancien depuis le XVIIIe siècle :

  • Allemagne : la plus importante concentration d’exemplaires, dont deux au Gutenberg-Museum de Mayence.
  • États-Unis : plusieurs exemplaires, notamment à la Library of Congress et à la Morgan Library de New York.
  • France : deux exemplaires à la Bibliothèque nationale de France.
  • Japon : un exemplaire incomplet à l’université Keio de Tokyo, seul témoin conservé hors d’Europe et d’Amérique du Nord.

Sur ce total, 21 exemplaires seulement sont complets. Côté vélin, il n’en reste que quatre en parfait état sur la trentaine imprimée à l’origine.

Exemplaire de la Bible de Gutenberg conservé à la New York Public Library, dit exemplaire Lenox
Exemplaire Lenox, New York Public Library, via Wikimedia Commons

Combien vaut une Bible de Gutenberg aujourd’hui

19261 750 $8 feuillets isolés
1978≈ 2 M$Dernier exemplaire complet
19875,4 M$Ancien Testament seul
Aujourd’hui35 M$ est.Pour un exemplaire complet

Aucun exemplaire complet n’est réapparu sur le marché depuis 1978. La quasi-totalité appartient désormais à des institutions publiques.

Les ventes qui ont marqué le marché

Le marché des incunables suit de près les ventes de Bible de Gutenberg, devenues rarissimes. Le dernier exemplaire complet vendu aux enchères l’a été en 1978, pour environ 2 millions de dollars, un record absolu pour un livre à l’époque. En 1987, un exemplaire incomplet, limité à l’Ancien Testament, part pour 5,4 millions de dollars chez Christie’s. Il rejoint l’université Keio de Tokyo.

Repère vérifié

D’après History.com (7 Things You May Not Know About the Gutenberg Bible), les spécialistes estiment aujourd’hui qu’un exemplaire complet dépasserait les 35 millions de dollars en cas de nouvelle vente, un plafond que le marché n’a jamais eu l’occasion de tester.

Un exemplaire vendu feuillet par feuillet

En 1926, le libraire new-yorkais Gabriel Wells achète un exemplaire incomplet de la Bible de Gutenberg. Plutôt que de le revendre entier, il le démembre et vend chaque feuillet séparément, accompagné d’un essai sur l’ouvrage. La manœuvre rapporte davantage que la vente d’un exemplaire intact. Ces pages isolées continuent de circuler aujourd’hui sur le marché des livres anciens, entre 20 000 et 150 000 dollars selon leur état et leur contenu.

La Bible de Gutenberg en France

1787Exemplaire sur vélin, entré à la Bibliothèque
1792Exemplaire sur papier, entré à la Bibliothèque

Les deux exemplaires de la BnF proviennent des monastères rhénans, via le bibliographe Jean-Baptiste Maugérard.

La Bibliothèque nationale de France conserve deux exemplaires de la Bible de Gutenberg. Le premier, sur vélin, entre dans les collections en 1787. Le second, sur papier, suit en 1792. Les deux proviennent de l’action du bénédictin lorrain Jean-Baptiste Maugérard, bibliographe qui parcourait les monastères rhénans à la recherche de pièces rares pour des collectionneurs fortunés.

Repère vérifié

D’après la BnF (La Bible de Gutenberg sous l’œil de Nathalie Coilly), l’exemplaire sur vélin est remarquablement enluminé, avec des encadrements de feuilles d’acanthe inspirés des ateliers d’enluminure de la région de Mayence. L’exemplaire sur papier, plus sobre, porte une mention manuscrite datée de 1456 qui confirme sa circulation précoce.

D’autres institutions françaises conservent des exemplaires ou des fragments, notamment la Bibliothèque Mazarine à Paris. La France reste ainsi l’un des pays européens les mieux dotés en témoins directs de cette impression.

Salle Labrouste du site Richelieu de la Bibliothèque nationale de France, où sont conservés les fonds anciens
Salle Labrouste, BnF site Richelieu, via Wikimedia Commons

Ce que cette impression a changé

jusqu’à 3 anspour copier une Bible à la main
180 ex. / 2 ansproduits par l’atelier de Mayence

Une rupture dans la vitesse de production du savoir

Avant Gutenberg, un ouvrage se copiait à la main, feuillet par feuillet. Un copiste médiéval expérimenté produisait rarement plus d’un livre complet par an pour un texte de cette longueur. L’atelier de Mayence livre 180 exemplaires en un peu plus de deux ans, soit un changement d’échelle sans équivalent avant l’ère industrielle.

Cette rupture ne se limite pas à la vitesse. Elle uniformise aussi le texte : chaque exemplaire imprimé reproduit la même composition, contrairement aux copies manuscrites, sujettes aux erreurs de transcription accumulées au fil des siècles.

Une technique qui accélère la Réforme, un siècle plus tard

L’impact de l’invention se mesure pleinement un siècle plus tard. En 1517, les 95 thèses de Luther se diffusent dans toute l’Allemagne en quelques semaines grâce aux techniques héritées de Gutenberg. Sans la presse à caractères mobiles, un texte contestataire de cette ampleur serait resté confiné à quelques copies manuscrites régionales.

Deux ans avant que l’atelier de Mayence n’achève sa Bible, en 1453, Constantinople tombe aux mains des Ottomans. Cet événement pousse de nombreux savants byzantins à fuir vers l’Italie avec leurs manuscrits grecs, alimentant une demande de reproduction que l’imprimerie va bientôt satisfaire à une échelle inédite.

Astuce de mémorisation

Une seule image, un seul geste

1455 : imaginez une bougie posée en équilibre sur une chaise, que deux mains tiennent fermement pour l’empêcher de tomber. La bougie représente la première lumière du savoir imprimé. La chaise porte cette lumière fragile. Les deux mains la protègent, comme l’atelier de Mayence protégeait ses caractères de plomb encore instables.

Questions fréquentes sur la Bible de Gutenberg

Pourquoi la Bible de Gutenberg n’a-t-elle ni titre ni date ?

La Bible de Gutenberg ne porte ni nom d’imprimeur, ni lieu, ni date. C’était la norme éditoriale de l’époque : les livres manuscrits n’indiquaient pas non plus systématiquement ces informations. Les imprimeurs commencent à signer et dater leurs ouvrages seulement à partir de 1457, avec le Psautier de Mayence. L’absence de colophon explique pourquoi l’attribution à Gutenberg a nécessité un travail bibliographique tardif.

Cette Bible est-elle le tout premier texte imprimé par Gutenberg ?

Non. Avant la Bible, Gutenberg imprime des textes courts et rentables : une grammaire latine très demandée dans les écoles, des calendriers astronomiques et des lettres d’indulgence vendues par l’Église. Ces travaux financent ses recherches et testent sa technique sur de petits tirages, avant d’investir dans un ouvrage aussi ambitieux que la Bible, commencé vers 1452.

Bill Gates possède-t-il un exemplaire de la Bible de Gutenberg ?

Non, cette confusion est fréquente. Bill Gates possède le Codex Leicester, un manuscrit scientifique de Léonard de Vinci acheté 30,8 millions de dollars en 1994, et non une Bible de Gutenberg. La méprise vient sans doute de la coïncidence des sommes en jeu : les deux objets comptent parmi les documents les plus chers jamais vendus aux enchères.

Pourquoi les 49 exemplaires survivants ne sont-ils pas identiques ?

Les caractères mobiles permettaient de corriger le texte en cours de tirage. L’atelier modifiait des lignes, ajoutait des rubriques ou changeait l’espacement pendant l’impression des 180 exemplaires. Résultat : chaque exemplaire conservé aujourd’hui présente de légères variantes de composition, ce qui aide les chercheurs à reconstituer l’ordre chronologique de fabrication des cahiers.

Combien de temps prenait la copie d’une Bible manuscrite ?

Un copiste médiéval expérimenté mettait couramment plusieurs mois, parfois jusqu’à trois ans, pour reproduire à la main un texte aussi long qu’une Bible complète. L’atelier de Gutenberg produit environ 180 exemplaires en un peu plus de deux ans, soit une avance de productivité sans équivalent pour l’époque.

Où consulter une Bible de Gutenberg numérisée gratuitement ?

La Bibliothèque nationale de France a numérisé en haute définition ses deux exemplaires sur Gallica, sa bibliothèque numérique, en accès libre et gratuit. Le Gutenberg-Museum de Mayence propose également des reproductions numériques de ses exemplaires. Ces versions permettent d’observer les enluminures et la mise en page originale sans se déplacer.

Est-ce le tout premier livre imprimé au monde ?

Non, mais c’est le premier grand livre imprimé en Occident avec des caractères métalliques mobiles. La xylographie existe en Chine dès le VIIIe siècle, et la Corée utilise des caractères métalliques mobiles dès le XIIIe siècle. L’apport de Gutenberg est ailleurs : un alliage typographique fiable, une matrice reproductible et une encre grasse adaptée au papier européen.

Qu’est-ce que le Psautier de Mayence de 1457 ?

Après avoir repris l’atelier de Gutenberg en 1455, Fust et Schöffer impriment en 1457 le Psautier de Mayence. C’est le premier livre imprimé à porter une date et le nom de ses imprimeurs, contrairement à la Bible de Gutenberg. Il marque aussi le début du succès commercial de l’imprimerie à Mayence.

Retenir 1455 sans se tromper de jour

15 min/jour

Le repère « vers 1455 » résiste mieux à l’examen que la fausse précision du 23 février. Il s’appuie sur deux documents datés et recoupés, la lettre de Piccolomini et l’instrument Helmasperger, plutôt que sur une date reprise sans vérification d’un site à l’autre. 15 min/jour suffisent pour transformer ce genre de repère en mémoire durable.

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Sources

Fiche vérifiée et mise à jour par Alan Chevereau, consultant SEO spécialisé en contenu de culture générale et en structuration de sites d’autorité de niche.