En quelle année Constantinople est-elle tombée aux mains des Ottomans ?

Réponse directe

29 mai 1453

Constantinople tombe aux mains du sultan ottoman Mehmed II après 54 jours de siège. L’Empire romain d’Orient s’éteint, onze siècles après sa fondation.


54 jours

De siège, du 6 avril au 29 mai

21 ans

Âge de Mehmed II à la victoire

1930

Officialisation du nom Istanbul

Mehmed II n’a que 21 ans lorsqu’il entre dans la ville conquise. Face à lui, l’empereur Constantin XI Paléologue ne dispose que de 7 000 à 8 000 défenseurs, contre une armée ottomane forte d’environ 80 000 hommes et d’une flotte de plus de cent navires.

La ville ne devient pas Istanbul du jour au lendemain. Les Ottomans continuent d’employer le nom de Constantinople pendant près de cinq siècles. Le changement de nom ne devient officiel qu’en 1930, sous la République turque.

Ce fait et des centaines d’autres, à retenir durablement sur l’app Kultra

Un empire millénaire réduit à sa capitale

1123 ans

D’existence de l’Empire romain d’Orient, de 330 à 1453

3

Territoires restants en 1453 : Constantinople, le Péloponnèse, quelques îles

Ce qui reste

La ville elle-même, entourée de ses murailles, et deux poches isolées loin de la capitale.

Ce qui a disparu

Les provinces d’Anatolie et des Balkans, absorbées par la poussée ottomane depuis le VIIe siècle.

Les caisses impériales sont vides. Le sac de 1204 et les querelles avec Rome ont épuisé l’empire bien avant l’arrivée de Mehmed II.
Carte du territoire réduit de l'Empire byzantin et de l'Anatolie ottomane en 1450, trois ans avant la chute de Constantinople
Carte : Empire-byzantin-1450.svg, Wikimedia Commons

Onze siècles de continuité romaine

En 1453, l’Empire byzantin n’est plus que l’ombre de lui-même. Fondée en 330 par l’empereur Constantin sur le site de l’ancienne Byzance, la ville a porté durant onze siècles le titre de capitale de l’Empire romain d’Orient, continuation directe de Rome après la chute de l’Empire romain d’Occident en 476. Au milieu du XVe siècle, ce territoire autrefois immense se limite à la ville elle-même, au Péloponnèse et à quelques îles de la mer Égée.

Les caisses impériales sont vides. Le sac de 1204 par les croisés catholiques lors de la quatrième croisade a laissé des traces durables, tout comme les querelles théologiques opposant les Églises d’Orient et d’Occident.

Mehmed II, un jeune sultan déterminé

Mehmed II monte sur le trône ottoman en 1451, à l’âge de dix-neuf ans. Polyglotte, lecteur de César et d’Alexandre, il considère la prise de Constantinople comme un objectif à la fois stratégique et religieux, dans la continuité des tentatives ottomanes échouées depuis le VIIe siècle. Dès la fin de l’année 1452, il obtient le soutien unanime de ses dignitaires pour lancer l’assaut.

Il fait aussi construire la forteresse de Roumeli Hisari sur la rive européenne du Bosphore, pour couper Constantinople de tout ravitaillement venu de la mer Noire.

Le déroulement du siège, du 6 avril au 29 mai 1453

6 avril

Début du siège

22 avril

Navires portés sur la colline de Galata

28 mai

Dernière messe à Sainte-Sophie

29 mai

Assaut final, chute de la ville

Assaillants ottomans~80 000

Défenseurs byzantins~8 000

Un rapport de force d’environ dix contre un, comblé pendant sept semaines par la hauteur des murailles de Théodose.

L’arrivée du canon d’Urbain

Le siège commence le 6 avril 1453. L’arme décisive porte le nom de son concepteur, l’ingénieur hongrois Urbain, aussi appelé Orban. Cet artificier avait d’abord proposé ses services à Constantin XI, qui n’avait pas les moyens de le payer. Urbain se tourne alors vers les Ottomans.

Son plus gros canon, surnommé le Basilic, mesure environ huit mètres et tire des boulets de pierre pesant près de 600 kilogrammes. Sa cadence de tir reste faible, six à sept coups par jour, tant le rechargement est long. Mais l’impact sur les murailles de Théodose, jusqu’alors invaincues, est dévastateur.

Miniature médiévale du XVe siècle représentant le siège de Constantinople par l'armée ottomane en 1453
Enluminure conservée à la BnF : Jean Le Tavernier, Wikimedia Commons

Le siège vu par un contemporain

Cette enluminure, réalisée peu après les faits pour accompagner le récit d’un voyageur bourguignon, montre les tentes ottomanes disposées face aux murailles terrestres, la flotte occupant la Corne d’Or.

La flotte ottomane portée par-dessus une colline

Frustré par la chaîne qui ferme l’entrée de la Corne d’Or et protège le flanc nord de la ville, Mehmed II imagine une manœuvre inédite. Dans la nuit du 21 au 22 avril 1453, il fait glisser une partie de sa flotte, une soixantaine de navires selon les sources, sur un chemin de rondins graissés tracé sur la colline de Galata.

Au matin, les Byzantins découvrent des dizaines de navires turcs mouillant dans le port qu’ils croyaient inaccessible. Les défenseurs, déjà en sous-effectif, doivent désormais surveiller un front supplémentaire.

L’assaut final et la mort de Constantin XI

Le 29 mai 1453, avant l’aube, Mehmed II lance l’attaque générale en trois vagues successives : troupes irrégulières, soldats anatoliens, puis janissaires d’élite. Constantin XI arrache les insignes impériaux de son armure pour ne pas être reconnu et se jette dans les derniers combats aux côtés de sa garde, probablement près de la porte Saint-Romain.

Son corps ne sera jamais formellement identifié. En fin de matinée, le sultan entre dans la ville. Les combats font environ 4 000 morts parmi les défenseurs.

Pourquoi les murailles de Théodose ont fini par céder

Conçues pour résister à

Les menaces du Ve siècle

  • Béliers et tours de siège
  • Catapultes et frondes
  • Un choc ponctuel, jamais répété

La réalité de 1453

  • Boulets de 600 kg tirés à distance
  • Six à sept tirs par jour, sans relâche
  • Sept semaines de bombardement continu

Un mur pensé pour un choc ponctuel ne survit pas à des semaines d’impacts concentrés.

Section actuelle des murailles de Théodose à Istanbul, murs doubles en pierre encore debout
Photo : Carole Raddato, Wikimedia Commons

Le rempart

Construites au Ve siècle, ces doubles murailles se visitent toujours à Istanbul. Certains tronçons portent encore les traces des impacts de 1453.

Une résistance de plusieurs siècles

Construites au Ve siècle sous l’empereur Théodose II, les murailles terrestres de Constantinople avaient repoussé les Perses en 626, les Arabes en 674-678 puis en 717-718, et les Bulgares en 813 et 913. Cette réputation d’inviolabilité pesait autant sur le moral des assiégeants que sur celui des assiégés.

L’artillerie qui rend les murs obsolètes

Ces fortifications ont été conçues pour résister aux béliers, aux tours de siège et aux catapultes, pas à des boulets de plusieurs centaines de kilos tirés à distance. La physique du siège change en quelques semaines : un mur pensé pour absorber un choc ponctuel encaisse désormais des impacts répétés qui fragilisent sa structure sur la durée.

Constantinople de 1453 est l’un des premiers grands sièges européens où l’artillerie à poudre décide de l’issue du combat, ouvrant la voie à une refonte complète de l’architecture militaire dans les décennies suivantes.

Deux détails qui ont fait basculer le siège

La blessure de Giustiniani

Le commandant génois qui tient les murailles depuis sept semaines est touché. Il quitte le rempart. La panique gagne ses hommes.

La porte oubliée

Au même instant, la petite poterne de Kerkoporta est retrouvée entrouverte. Les janissaires s’y engouffrent, prennent la ligne à revers.

Portrait peint du sultan Mehmed II par Gentile Bellini en 1480, de profil, coiffé d'un turban
Portrait : Gentile Bellini, 1480, Wikimedia Commons

Le vainqueur

Ce portrait, peint par un artiste vénitien en visite à Constantinople en 1480, est l’une des rares représentations de Mehmed II réalisées de son vivant par un peintre occidental.

La blessure de Giovanni Giustiniani

Le condottiere génois Giovanni Giustiniani Longo dirige la défense des murailles terrestres avec 700 hommes à ses côtés. Son charisme et son sens tactique maintiennent la cohésion des défenseurs pendant près de deux mois.

Le 29 mai, au plus fort de l’assaut final, il est blessé, probablement par un tir d’arbalète ou d’arquebuse. Il demande à être évacué vers son navire. Son départ, quels qu’en soient les motifs exacts, sème la panique dans les rangs byzantins et précipite l’effondrement de la défense. Giustiniani meurt de ses blessures le 1er juin 1453, à Chios.

La porte de Kerkoporta laissée entrouverte

Au même moment, une petite poterne du nom de Kerkoporta, utilisée pour une sortie plus tôt dans la nuit, est retrouvée mal refermée. Des janissaires s’y engouffrent et prennent les défenseurs à revers, sur le flanc que Giustiniani venait d’abandonner.

Deux incidents ponctuels, une blessure et une porte oubliée, suffisent à faire basculer un siège que la seule puissance de feu du canon d’Urbain n’avait pas réussi à emporter en sept semaines.

Ce qui s’est passé après la prise de la ville

01

Trois jours de pillage

Coutume de guerre pour une ville non rendue volontairement. Mehmed II abrège les exactions plus tôt que prévu.

02

Sainte-Sophie devient mosquée

Dès le jour de la prise. Mehmed II y fait sa première prière officielle.

03

Un nom, deux usages

Constantinople et Istanbul coexistent pendant cinq siècles, jusqu’à l’officialisation de 1930.

Intérieur de la mosquée Sainte-Sophie à Istanbul montrant la nef, la coupole centrale et les grands médaillons calligraphiés
Photo : Mustang Joe, Wikimedia Commons

L’intérieur

Les mosaïques byzantines et les grands médaillons calligraphiés ottomans coexistent aujourd’hui dans la même nef, sans que l’un efface l’autre.

Trois jours de pillage encadrés

Selon la coutume militaire de l’époque, Mehmed II avait promis trois jours de pillage libre à ses troupes pour une ville qui n’avait pas capitulé volontairement. Des milliers d’habitants sont tués ou réduits en esclavage. Mais le sultan, qui projette de faire de Constantinople sa propre capitale, interrompt les exactions plus tôt que prévu et fait épargner les bâtiments majeurs, dont Sainte-Sophie.

Sainte-Sophie devient une mosquée

Dès le jour de la prise de la ville, la basilique Sainte-Sophie, joyau architectural édifié au VIe siècle sous Justinien, est convertie en mosquée. Mehmed II y fait sa première prière officielle. Le bâtiment conserve cette fonction pendant près de cinq siècles.

De Constantinople à Istanbul, cinq siècles de transition

Contrairement à une idée répandue, les Ottomans ne renomment pas la ville du jour au lendemain. Ils continuent d’employer Constantinople, sous la forme Kostantiniyye, dans leurs propres documents officiels pendant des siècles, en parallèle du nom Istanbul, dérivé du grec médiéval et déjà utilisé localement bien avant 1453.

Le nom Istanbul ne devient officiel qu’en 1930, lorsque les autorités turques demandent formellement aux services postaux internationaux de ne plus utiliser Constantinople.

Les conséquences de 1453 sur l’Europe

1453, deux mondes basculent

29 mai

Constantinople

Fin de l’Empire romain d’Orient face à l’artillerie ottomane.

17 juillet

Castillon, Guyenne

Fin de la guerre de Cent Ans face à l’artillerie française des frères Bureau.

Sept semaines séparent les deux dates. Même arme, deux issues qui referment chacune un siècle de conflit.
Peinture du XIXe siècle représentant la bataille de Castillon de 1453, dernière bataille de la guerre de Cent Ans
Peinture : Charles-Philippe Larivière, 1839, Wikimedia Commons

L’autre bascule

Cette toile commémore la mort du commandant anglais Talbot à Castillon, scène peinte pour la galerie des batailles de Versailles au XIXe siècle.

La fin du Moyen Âge pour de nombreux historiens

De nombreux manuels situent traditionnellement la fin du Moyen Âge à cette date, même si la coupure reste artificielle et discutée par les historiens. La disparition du dernier État se revendiquant directement de Rome antique marque, pour l’opinion occidentale du XVe siècle, la fin d’un monde.

Les savants byzantins et la diffusion des manuscrits

Un certain nombre d’érudits byzantins, dont Jean Argyropoulos et Basilios Bessarion, quittent la ville avant ou pendant le siège avec des manuscrits antiques rares. Leur installation en Italie, à Florence, Venise ou Rome, contribue à la diffusion de textes grecs classiques encore mal connus en Occident latin, dans un mouvement qui nourrit l’humanisme de la Renaissance italienne.

Ce mouvement de migration intellectuelle avait toutefois déjà commencé plusieurs décennies avant 1453, et se poursuit après.

1453, l’autre bascule : la fin de la guerre de Cent Ans

La même année, à sept semaines d’intervalle, l’Europe occidentale connaît un second basculement majeur. Le 17 juillet 1453, la guerre de Cent Ans s’achève à la bataille de Castillon, où l’artillerie française des frères Bureau écrase les troupes anglaises.

Deux conflits séculaires, l’un opposant chrétienté et puissance ottomane, l’autre France et Angleterre, se referment donc la même année, chacun scellé par la même arme nouvelle : le canon.

Constantinople avant le siège : la ville qui dominait le monde chrétien

500 000

Habitants au Xe siècle, ville la plus peuplée du monde chrétien

35 000

Habitants environ au moment du siège de 1453

La ville que Mehmed II conquiert a perdu plus de neuf habitants sur dix depuis son apogée.

Au Xe siècle, sous la dynastie macédonienne, Constantinople compte près de 500 000 habitants et reste la ville la plus peuplée du monde chrétien. Trois siècles plus tard, au moment du siège de 1453, sa population est tombée à environ 35 000 à 50 000 habitants, ruinée par les épidémies, le sac de 1204 et l’effondrement du commerce. La ville que Mehmed II conquiert n’est plus, matériellement, que le souvenir affaibli de la métropole qui avait longtemps éclipsé Rome elle-même.

Les estimations démographiques de Constantinople restent débattues, mais convergent sur l’ampleur du contraste. D’après Cairn.info (« La population de Constantinople du VIe siècle à l’époque des paléologues »), la capitale byzantine atteint un premier maximum démographique entre 300 000 et 400 000 habitants dès l’époque de Justinien, au VIe siècle. Ce pic n’a plus jamais été retrouvé par la suite.
Mosaïque byzantine du VIe siècle représentant l'empereur Justinien et sa cour, basilique San Vitale de Ravenne
Mosaïque : Basilique San Vitale, Wikimedia Commons

L’apogée

Cette mosaïque du VIe siècle, à des centaines de kilomètres de Constantinople, témoigne du rayonnement de Justinien jusqu’en Italie ostrogothique.

Sainte-Sophie aujourd’hui, un patrimoine toujours disputé

1453
Sainte-Sophie devient mosquée le jour de la prise de la ville.
1934
Le monument devient musée, sous la République turque.
2020
Reconversion en mosquée. L’Unesco exprime ses regrets.

Un site classé par l’Unesco depuis 1985

Sainte-Sophie fait partie des Zones historiques d’Istanbul, inscrites au patrimoine mondial de l’humanité en 1985. Ce classement couvre l’ensemble de la péninsule historique, avec le palais de Topkapi et la mosquée Süleymaniye.

D’après le Centre du patrimoine mondial de l’Unesco, les Zones historiques d’Istanbul associent l’ancien hippodrome de Constantin, la basilique Sainte-Sophie du VIe siècle et la mosquée Süleymaniye du XVIe siècle, témoins de plus de deux mille ans d’histoire politique, religieuse et artistique.
Vue extérieure de Sainte-Sophie à Istanbul avec ses quatre minarets, photographie primée sur Wikimedia Commons
Photo : Arild Vågen, Wikimedia Commons

Aujourd’hui

Quatre minarets ottomans encadrent désormais la coupole byzantine. Le monument porte visiblement les deux strates de son histoire, sans qu’aucune n’ait effacé l’autre.

La reconversion en mosquée de 2020

En juillet 2020, les autorités turques transforment de nouveau Sainte-Sophie, alors musée depuis 1934, en mosquée. L’Unesco exprime publiquement ses regrets face à une décision prise sans concertation préalable, tout en rappelant l’obligation de préserver la valeur universelle exceptionnelle du site.

Plus de cinq cent soixante-dix ans après 1453, le statut du monument continue de cristalliser les tensions entre mémoire byzantine et souveraineté ottomane puis turque.

Astuce de mémorisation

Une bougie posée sur une chaise qu’une main renverse à coups de trident : la flamme s’éteint sur les remparts de Constantinople. Bougie, chaise, main, trident : 1, 4, 5, 3. Mille ans de lumière byzantine soufflés d’un seul geste, en 1453.

Une autre chute majeure façonne l’histoire du XXe siècle : celle du mur de Berlin en 1989.

Une date, un mécanisme, une mémoire qui tient

Le canon d’Urbain, la blessure de Giustiniani, la porte de Kerkoporta : trois causes, une seule date à retenir. Transformer ces dates en mémoire durable ne demande que 15 min/jour.

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Questions fréquentes sur la chute de Constantinople

La chute de Constantinople a-t-elle provoqué les grandes découvertes ?

Le lien est plus complexe qu’on ne le dit souvent. Les Ottomans n’ont jamais fermé les routes commerciales vers l’Asie, ils ont surtout renchéri les taxes de transit. La recherche d’une voie maritime vers les Indes, qui aboutit au voyage de Christophe Colomb en 1492, répond à plusieurs motivations économiques et techniques antérieures à 1453, et pas seulement à la prise de la ville.

Pourquoi l’Occident n’a-t-il pas davantage secouru Constantinople ?

Venise envoie deux navires et environ 800 hommes, Gênes promet un renfort supplémentaire, le pape annonce cinq vaisseaux arrivés trop tard. Les royaumes européens restent surtout occupés par leurs propres conflits, dont la fin de la guerre de Cent Ans la même année. Le refus byzantin d’unifier pleinement les Églises catholique et orthodoxe refroidit aussi les ardeurs romaines.

Qu’est-il advenu des derniers territoires byzantins après 1453 ?

L’Empire byzantin ne disparaît pas intégralement le 29 mai. Le despotat de Morée, dans le Péloponnèse, dirigé par les frères de Constantin XI, résiste jusqu’en 1460. L’Empire de Trébizonde, sur la mer Noire, une branche dissidente issue de la même dynastie des Comnène, tombe à son tour aux mains des Ottomans en 1461, effaçant les derniers vestiges politiques de Byzance.

Qui était Constantin XI avant de devenir le dernier empereur byzantin ?

Né en 1405, Constantin XI Paléologue gouvernait le despotat de Morée avant de monter sur le trône de Constantinople en 1449, à la mort de son frère Jean VIII. Militaire expérimenté et administrateur reconnu, il tente sans succès de réunir une coalition occidentale avant le siège, faute de moyens financiers suffisants pour payer des mercenaires en nombre.

Le canon d’Urbain a-t-il, à lui seul, fait tomber la ville ?

Non. Sa cadence de tir trop faible, six à sept coups par jour, ne suffit pas à expliquer la chute d’une ville défendue par des murailles réputées imprenables. La blessure du commandant Giovanni Giustiniani et la porte de Kerkoporta laissée entrouverte pèsent tout autant dans la bascule finale que la puissance de feu ottomane.

Constantinople avait-elle déjà résisté à d’autres sièges avant 1453 ?

Oui, à plusieurs reprises. Les murailles terrestres avaient repoussé les Perses en 626, les Arabes en 674-678 puis en 717-718, et les Bulgares en 813 et 913. Cette longue série de succès défensifs explique pourquoi la chute de 1453 a autant marqué les esprits de l’époque, l’imprenable venait de tomber.

Pourquoi Sainte-Sophie reste-t-elle un sujet sensible aujourd’hui ?

Convertie en mosquée en 1453, transformée en musée en 1934, puis reconvertie en mosquée en juillet 2020, la basilique cristallise à chaque changement de statut les tensions entre patrimoine mondial et souveraineté nationale. L’Unesco continue de suivre l’état de conservation du site, classé depuis 1985.

Que reste-t-il aujourd’hui du siège de 1453 à Istanbul ?

De larges portions des murailles de Théodose se visitent toujours, notamment autour de la porte Saint-Romain où se concentrèrent les combats. La forteresse de Roumeli Hisari, construite par Mehmed II sur le Bosphore avant le siège, se dresse encore intacte. Plusieurs boulets de pierre du canon d’Urbain sont exposés à Istanbul.

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Sources

Alan Chevereau, consultant SEO. Fiche vérifiée à partir de sources institutionnelles, académiques et encyclopédiques françaises, avec citation directe des passages sujets à variation.